Vous embaumez au passage que l'on s'arrête
sentir votre message, une si simple fête.
Ce chemin est rendu beau parce que vous êtes là
et donnez au badaud de l'odeur votre voix.
Le printemps vous va si bien et colore vos verts
qu'on ne demande rien que de vous être ouvert.
Je ne te cueillerai point, te laisserai au vent.
Je reviendrai demain recevoir ton présent.
Je pose mes mains sur toi pour me sentir de Terre,
depuis moins long que toi, mais du même mystère.
Qu'avait-elle bien en tête en te faisant si beau ?
Le sens du plaisir, peut-être, et le mien le vaut.
Le soleil s'y met en rajoutant un couche
d'orange, s'il te plaît, à rendre bée la bouche.
C'est sûr je reviendrai, demain, un autre jour,
et en redemanderai, encore et toujours.
(2021-06-15)